En ligne, tirer une croix sur l’autoérotisme est pour les vrais mâles le signe de la puissance et du dépassement de soi.

« Rien ne me fait peur. Plus rien ne me fait mal », déclare iamLucid, youtubeur au regard légèrement illuminé. Torse nu en plein mois de janvier dans un jardin du Michigan, il affirme à ses abonnés qu’accepter l’inconfort permet de reprendre le contrôle sur sa vie. Pour cela, il prend des douches froides tous les jours et ne se masturbe plus devant des contenus pornographiques depuis près d’un an. À ses yeux, la masturbation est : « la chose la plus bêta », « la plus faible qu’un homme puisse faire. » Dans le lexique masculiniste, il faut comprendre par « hommes bêta » les hommes étant au plus bas dans l’échelle de la masculinité. Le jeune iamLucid n’est pas le seul à tenir ce type de propos. Sa vidéo fait partie d’une communauté florissante visant à arrêter la masturbation. Bienvenue chez les NoFap.

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Sexualité : Les Français font moins l’amour, selon une étude

L’activité sexuelle des Français n’a jamais été aussi en berne depuis cinquante ans. C’est le résultat d’une enquête menée par l’Ifop pour l’entreprise de sex-toys Lelo, intitulée « Sex recession : les Français font-ils moins l’amour ? »,

L’étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.911 personnes représentatives de la population française âgées de 18 ans et plus. Elle révèle que 76 % des Français ont eu un rapport sexuel au cours des 12 derniers mois, soit une baisse de 15 points depuis 2006. C’est la première fois en cinquante ans que proportion est aussi faible.

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La « demisexualité », cette orientation sexuelle méconnue

La demisexualité, cette orientation sexuelle méconnue

Par Margot Nicodème Le 02 sept 2017 à 11h30

Les demisexuels n’envisagent pas de relation charnelle avant d’avoir établi un lien émotionnel fort avec une personne.

La sexualité est une notion fluide et en constante évolution. Certaines « catégories » n’ont plus lieu d’être quand d’autres restent encore largement méconnues comme c’est le cas pour la « demisexualité ». Les demisexuels ressentent une attirance sexuelle pour une personne seulement après avoir appris à la connaître. En d’autres termes, ils ont besoin qu’un lien émotionnel fort soit établi avant d’envisager d’avoir une relation charnelle.

Cette identité a été désignée dès 2008 par le Réseau pour l’Éducation et la Visibilité de l’Asexualité, mais elle commence à être reconnue depuis peu grâce au nombre grandissant d’individus qui se décrivent comme étant demisexuels. Comment savoir si l’on est concerné ? Beaucoup pensent initialement qu’ils sont particulièrement exigeants lorsqu’il s’agit de choisir un partenaire, et les interactions incluant un rapport de séduction les mettent parfois mal à l’aise, comme l’explique une utilisatrice de Reddit : « Je me mettais à l’écart et renonçais à me montrer sociable de peur d’être l’objet d’une pression romantique ou sexuelle de la part d’autrui. […] Lorsque quelqu’un me montrait de l’intérêt, l’anxiété m’envahissait, ce qui m’a empêchée de sortir ou de flirter avec quiconque quand cela se produisait ».

À l’opposé de la culture du « coup d’un soir »

Attention cependant, la demisexualité ne veut pas dire que la personne a une libido faible. La subtilité ne se trouve pas au niveau de la pratique du sexe en elle-même, mais bien au niveau de l’attirance sexuelle. Une autre utilisatrice du réseau social âgée de 23 ans et demisexuelle évoque une anecdote parlante : « Quand j’étais plus jeune, mes amies parlaient souvent des physiques avantageux des célébrités, et je ne comprenais simplement pas comment on pouvait être attiré par une personne que l’on avait jamais rencontrée ».

Elle dit également mépriser la culture du « coup d’un soir » et précise ne pas concevoir pouvoir « embrasser une personne rencontrée 5 minutes auparavant ». Il s’agit de prendre le temps de connaître un individu, jusqu’à avoir la certitude que celui-ci nous apprécie et nous estime à notre juste valeur. Cette orientation sexuelle est plus largement définie comme étant à mi-chemin entre l’asexualité et la sexualité, ce qui explique pourquoi certains demisexuels ne ressentent pas en eux une énergie sexuelle aussi développée que chez les autres.

La jeune femme conclut : « Quand je me sens attirée, c’est après avoir fait connaissance ou m’être assurée qu’il/elle me considère pour mon intelligence ou tout autre trait de ma personnalité ». Voilà qui est utile à savoir !

via La demisexualité, cette orientation sexuelle méconnue – Biba.

Education sexuelle : ces jeunes qui se tournent vers le porno – Rédaction Lifestyle – Blog – Be.com

Education sexuelle : ces jeunes qui se tournent vers le porno

Publié le 03 février 2015

En Angleterre, une nouvelle étude réalisée par la NUS (National Union for student) révèle que les jeunes se tournent davantage vers la pornographie et ses films pour apprendre sur le sexe qu’ils estiment ne pas connaître suffisamment. Décryptage.

L’étude en chiffres

Tout d’abord, sur les 2500 étudiants interrogés, les trois-quarts se tournent davantage vers leurs amis pour parler de sexualité contre un quart se renseignant sur NHS, le site national sur la santé en Angleterre. Il s’avère également que 60% des participants ont eu recours au moins une fois au porno pour s’éclairer à propos du sexe quand 40% déclarent que le porno les aide vraiment à à acquérir une meilleure compréhension globale de la sexualité et ses secrets. Mais ces chiffres sont tout de même loin des 75% de gens interrogés qui estiment que la pornographie est une vision irréaliste de la sexualité.

Mais alors, pourquoi ces étudiants nous disent qu’ils se servent de la pornographie pour s’instruire alors même qu’ils savent que ce n’est pas représentatif de la réalité ?

Le porno contre l’éducation sexuelle scolaire

La réponse à cette question est, selon l’étude, claire : les deux tiers des étudiants estiment qu’il est plus intéressant de regarder des pornos, même s’ils ne sont pas forcément synonymes de « vraie vie », que de prendre en compte les cours d’éducation sexuelle qui leur sont donnés. Cours pendant lesquels on aborde certes la contraception, les maladies sexuelles, la puberté mais c’est tout ! Deux tiers des personnes interrogées racontent que l’émotionnel, comme le consentement, n’a jamais été évoqué. Jack Wallington, directeur de la communauté des étudiants, nous dit que ce trou noir est donc compensé par les amis et les sites web. Sites web qui comprennent indéniablement le porno, vecteur d’images plus parlantes que de simples paroles.

Même si l’étude n’a pas été menée en France, nous pouvons être certaines que les réponses seraient identiques ou presque : le fameux cours de contraception avec une banane et les interrogations type « dessiner le sexe de l’homme » en classe de 4ème (pour mon cas) sont loin d’ouvrir les possibilités du jeune quant à sa propre sexualité. Et avec l’accès si rapide à l’internet, ces étudiants entrent sur un territoire sur lequel ils sont beaucoup plus à l’aise et davantage confiants.

Flora Jarret

@FloraJarret

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