Les différences dans la sexualité…

Les perversions sexuelles, qui semblent faire partie intégrante de notre paysage culturel, ne datent pas d’hier. Preuve en est la Rome des Césars, tournée vers le plaisir et la jouissance sans contrainte, avec comme chef de file des pervers, l’empereur Néron. Connu pour sa cruauté, il assouvissait ses fantasmes sur des hommes et des femmes attachés à des poteaux ou se donnait à son esclave affranchi Doryphore dont il se considérait comme l’épouse. Clou de ses fantaisies, il fit châtrer un adolescent pour le transformer en femme et s’unit à lui/elle selon les sacrements du mariage.

R. Krafft-Ebing proposa autrefois, dans un exposé de « la pathologie sexuelle générale », différentes classifications des anomalies sexuelles. La version initiale comportait quatre classes : l’absence de pulsion sexuelle ; le renforcement pathologique de la pulsion sexuelle ; une date d’apparition trop précoce ou trop tardive de la pulsion ; et les perversions, au nombre de trois (sadisme, nécrophilie et « sentiment sexuel inversé »).

Selon Freud, la sexualité perverse n’a pas de limites car elle s’organise comme une déviation par rapport à une pulsion, à une source (organe), à un objet et à un but. Au fil de ses réflexions et de sa pratique, il développera une théorisation du mécanisme de la perversion, conçue comme une attitude de l’individu face à la différence des sexes.

Gérard Bonnet, psychanalyste, affirme ceci : on est dans le champ de la perversion sexuelle quand la conduite dite déviante est compulsive, essentielle pour parvenir à la jouissance, et que toute la sexualité est organisée autour de ce comportement. Le pervers, lui, « se satisfait de cette particularité pour elle-même […], et la considère comme un but ou une fin en soi ».

Selon J. McDougall, plutôt qu’une sexualité diversifiée les pervers rechercheront la quantité, la fréquence jusqu’à l’addiction pour se rassurer au niveau identitaire.

Les troubles et différences dans la vie sexuelle sont divers, nombreux, et ont tendance à se développer davantage (ou à mieux s’extérioriser) de nos jours, à cause de la confusion sexuelle qui règne dans la société contemporaine, où tout est permis, et où il est mal vu d’interdire, de limiter ou de contrôler. De nos jours, réussir sa vie, c’est bien sûr… réussir sa sexualité. La sexualité revêt même pour certains un aspect ludique confirmé.

L’omniprésence de la pornographie et la facilité à se la procurer (contrairement à une cinquantaine d’années en arrière) sont des facteurs qui rajoutent encore au phénomène. Les jeunes cherchent tout simplement à reproduire ce qu’ils voient dans ces films, sans trop se poser de questions.

Un documentaire de 1999 relate même l’« exploit » d’une actrice de films X qui a réalisé le plus grand gang bang (une femme ayant des rapports avec plusieurs hommes à la suite) jamais filmé : 251 hommes en 10 heures.

L’addiction sexuelle n’est pas unanimement reconnue dans le milieu psychiatrique comme une perversion, mais certains spécialistes la considèrent comme une réelle aliénation, qui toucherait aux Etats-Unis 6 % des hommes et des femmes. Le « sex-addict » peut tout sacrifier à sa dépendance, travail, vie sociale et familiale.

De nos jours, il n’y a plus de norme, et la norme devient même pour certains synonyme de désuétude voire de discrimination. Qu’est-ce que la normalité et l’anormalité sexuelle ? le courant de pensée actuel considère suspect de répondre à cette question… et il y a même danger d’être mené devant un tribunal !

Les descriptions qui vont suivre donnent un aperçu des troubles les plus courants dans la sexualité.

Freud fait remarquer que les sujets normaux peuvent à l’occasion verser dans les perversions sexuelles, et que les relations hétérosexuelles normales comportent l’ébauche de certaines perversions.

La libido (« le désir » en latin) désigne le désir sexuel. Sigmund Freud inventa le terme en précisant qu’il s’agissait d’une force ou énergie pulsionnelle. Les spécialistes nomment la baisse anormale et persistante de la libido : maladie du désir sexuel hypoactif (hypoactive sexual desire disorder ou HSDD en anglais).

TROUBLES DE L’ACTIVITE SEXUELLE

Hypoérotisme :  l’activité sexuelle réduite au minimum tend à ne pas apparaître dans la vie, et à être comme si elle n’existait pas, pour différentes raisons (troubles organiques, troubles nerveux ou glandulaires). Dans certains cas il peut y avoir aversion extrême, persistante ou répétée, et évitement de tout (ou presque tout) contact génital avec un partenaire sexuel.

Hyperérotisme : l’activité sexuelle tient au contraire une place excessive, voire idolâtre, dans le comportement et les pensées du sujet, qui a besoin de se prouver à lui-même sa puissance sexuelle. Soit il la refoule, soit il lui laisse libre cours. Les fantasmes sont nombreux, ouvrant la porte à des anomalies, voire des perversions dans certains cas.

Hypersexualité : aussi appelée sexualité compulsive, est un comportement sexuel humain qui se traduit par une recherche continue et persistante du plaisir sexuel. L’essence de la vie, c’est la sexualité à tout va.

L’hypersexualité recouvre trois situations assez différentes : les rêves d’exploits sexuels (prouvant au sujet sa supériorité masculine et sa grande virilité), les obsessions sexuelles (dont l’origine est l’angoisse d’un manque de virilité, et donc il y a un besoin compulsif de séduire), et les pulsions hypersexuelles (pulsions intenses, hyperactives et dérangeantes, qui peuvent conduire à la délinquance sexuelle), c’est à dire les excès de désir sexuel (liés parfois à un excès de testostérone, hormone sexuelle mâle, dont le taux peut être abaissé par un traitement).

L’hypersexualité peut conduire à des actes d’autosexualité 10 fois par jour, ou à des relations sexuelles avec un partenaire 4 ou 5 fois par jour.

Pour les femmes, l’hypersexualité est parfois appelée nymphomanie (composé de nymphe, une divinité féminine de la mythologie gréco-romaine souvent représentée sous les traits de jeunes filles nues, et de manie, du latin mania signifiant folie). Pour les hommes, l’hypersexualité est aussi appelée satyriasis (de satyres, créatures de la mythologie grecque, qui incarnent la force vitale de la nature).

Le concept d’hypersexualité remplace aujourd’hui les anciens concepts de nymphomanie et de satyriasisme. À ces anciens concepts était associé un trouble psychologique caractérisé par une obsession vis-à-vis du sexe entraînant une libido considérée comme trop active.

La limite à partir de laquelle on parle d’hypersexualité est sujette à débat, car la libido est inégalement partagée entre les êtres humains, qu’ils soient hommes ou femmes. Il est donc très difficile de définir un niveau « normal » de pulsions sexuelles. Certains se contentent d’un rapport sexuel épisodique, d’autres en ressentent le besoin quotidiennement, voire plus, comme ceux qui recherchent des relations considérées comme hors-normes ou à plusieurs partenaires dans le cadre de la sexualité de groupe.

Le consensus aujourd’hui tend à parler d’hypersexualité lorsque les conséquences sur le plan social deviennent inacceptables.

TROUBLES DE L’ACTE SEXUEL

Impuissance psychique : impuissance complète par absence d’érection, éjaculation précoce ou retardée, absence ou insuffisance de l’orgasme

Frigidité sexuelle : elle est bien plus fréquente que l’impuissance sexuelle chez l’homme. Elle peut être complète lorsque la femme n’éprouve ni le désir du coït ni satisfaction, ou incomplète lorsqu’elle éprouve du désir mais pas de satisfaction

DETOURNEMENTS DU BUT SEXUEL

Différences d’un point de vue anatomique : elles donnent aux muqueuses orale ou anale le rôle normalement dévolu aux muqueuses génitales. La sodomie est un rapport sexuel qui consiste en une pénétration de l’anus puis du rectum du ou de la partenaire, généralement avec le pénis ou à l’aide d’un jouet sexuel.

Lorsqu’il s’agit de la pénétration du pénis, elle est pratiquée par un homme sur un homme ou sur une femme. On a relevé l’existence de la sodomie chez certains animaux, notamment chez des primates comme les chimpanzés ou les bonobos, les chiens et les taurillons élevés en stabulation.

En 1998, lors d’un sondage réalisé en France, 33% des personnes interrogées déclarent trouver « plutôt pas » ou « pas du tout choquant » que leur partenaire leur propose la sodomie, contre 47% choisissant la réponse « tout à fait » ou « plutôt choquant »

Sadisme : le sadisme est la recherche de plaisir dans la souffrance (physique ou morale : domination, contrôle…) volontairement infligée à autrui (éventuellement un animal). Même si le sadisme peut exister indépendamment des activités sexuelles, il y est fréquemment associé. Plus encore, certaines personnes ne peuvent avoir de relations sexuelles satisfaisantes sans infliger de souffrances à autrui : coups, paroles humiliantes, crachats, insultes, liens avec des cordes ou menottes.

Le terme a été forgé à partir du nom du philosophe des Lumières, Sade, dont les écrits mettent en scène des actions de ce type. Le sadisme peut se comprendre comme manifestation d’une pulsion de mort, mêlée à une pulsion sexuelle. Le sadisme est lié au masochisme et plus généralement à toutes les activités susceptibles de provoquer de la souffrance : on parle alors de « sadomasochisme » ou SM. Le sadomasochiste aime être humilié et humilier.

Voyeurisme : c’est l’ensemble des dispositions à contempler la nudité, l’intimité ou les relations sexuelles d’autrui. Le « voyeur » est souvent représenté observant la situation de loin, en regardant par une ouverture, un trou de serrure ou en utilisant des moyens techniques comme des jumelles, un miroir, une caméra, etc.

Exhibitionnisme :  s’observe surtout chez l’homme, c’est la disposition à exhiber devant autrui ses organes génitaux, ses fesses. L’exhibitionnisme public est condamné par la loi, comme outrage à la pudeur.

Echangisme : c’est une pratique sexuelle dite « libertine » ou encore non conformiste consistant en un échange temporaire des partenaires réguliers, entre deux ou plusieurs couples, en vue de rapports sexuels complets (c’est-à-dire avec pénétration) entre partenaires consentants. Comme toute pratique sexuelle, l’échangisme s’effectue en intimité et à l’abri des mineurs.

Il peut se pratiquer chez soi ou dans des lieux de rencontre réservés à cet effet, tels que les boîtes de nuit échangistes.

Sexualité de groupe : c’est la recherche du plaisir sexuel avec plus d’un partenaire, simultanément. On y assouvit aussi les désirs d’exhibitionnisme et/ou de voyeurisme. La sexualité de groupe se pratique souvent en club échangiste, également appelé club libertin ou boîte de nuit échangiste. Les termes qui désignent différentes facettes sont nombreux : orgies, partouzes, parties carrées, gang-bangs, mélangisme, échangisme.

Cybersexe : l’expression cybersexe désigne l’ensemble des activités liées à la sexualité sur Internet.

Elle est formée à partir du préfixe « cyber », en référence au terme « cyberespace » inventé par l’écrivain William Gibson pour représenter les mondes virtuels dans son ouvrage de science-fiction Neuromancien (1984).

Le cybersexe trouve son origine dans la transmission d’images érotiques sur les groupes de discussion. Le terme prend son sens actuel avec l’apparition du Web, qui simplifie la diffusion de photographies. Son usage se répand plus largement avec le développement des applications interactives et de la vidéo sur Internet.

Le cybersexe est rapidement devenu un marché pour une quantité de services, comme le téléchargement de films ou l’abonnement à des revues pour adultes en ligne. Une étude réalisée en 2007 par Good Magazine relève que l’industrie du sexe sur Internet a généré 2,89 milliards de dollars en 2006 et que 89 dollars en moyenne sont dépensés chaque seconde sur des sites pornographiques, qui représentent 12 % des sites Web. La même étude souligne que près de 35 % des téléchargements sur Internet sont liés à des contenus pour adultes. Depuis 2007, les choses sont devenues grandissantes.

Le cybersexe peut aussi provenir d’amateurs non rémunérés, généralement pour satisfaire des tendances exhibitionnistes, ou encore pour faire passer le plaisir sexuel par l’écrit, notamment sur les blogs, sur les forums, ou sur les messageries instantanées comme MSN.

Cette activité soulève encore des problèmes juridiques liés notamment à la lutte contre la pédophilie, à la prostitution en ligne et à la protection des mineurs.

Une étude réalisée en 1999 par le cabinet américain Cooper, Putnam, Planchon & Boies auprès de 9 000 internautes ayant visité des sites pour adultes a permis de déterminer trois catégories d’utilisateurs : ceux qui considèrent qu’il s’agit d’un simple divertissement, les utilisateurs dits « à risque » et les utilisateurs dits « compulsifs ». Pour la première catégorie, le cybersexe peut combler un manque affectif ou mettre un peu de fantaisie dans leur vie quotidienne. Pour les deux autres catégories, la réalité est différente. Comme le souligne le site Orroz, les dépendants au cybersexe peuvent passer de 5 à 30 heures par semaine sur des sites érotiques et pornographiques, s’y accrochent comme à une drogue dure, négligent leurs conjoints et leurs enfants, et sont incapables de contrôler leurs pulsions sexuelles.

ANOMALIES et DIFFERENCES DE L’OBJET SEXUEL

 Gérontophilie :  la gérontophilie consiste à chercher un partenaire sexuel très âgé. Mot venant du grec : geron, qui signifie « vieillard » et philie, qui signifie « amour ».

On distingue l’aphamégamie (attirance pour un homme plus âgé), l’anililagnie ou matrolagnie (attirance pour une femme plus agée) et la chronophilie (excitation due à la différence d’âge).

Certaines personnes éprouvent une attirance envers des partenaires beaucoup plus âgés qu’eux. L’aspect rassurant et initiateur de la personne âgée est souvent déterminant. La gérontophilie peut aussi dériver de l’intelligence, de l’expérience, du calme de personnes ayant eu le temps de vivre et se trouvant disponibles, prêtes à écouter les autres.

Prostitution : (du latin prostituere mettre devant, exposer au public) c’est une activité consistant à accepter ou obtenir, en échange d’une rémunération, des relations sexuelles; c’est encore mettre à disposition d’un payeur les faveurs sexuelles d’une femme ou d’un homme. Bien que cette activité soit pratiquée par les membres des deux sexes, elle est le plus souvent le fait des femmes (appelées prostituées ou escorts) mais cela concerne aussi les hommes dans le cadre de prostitution hétérosexuelle, homosexuelle, travestie ou transsexuelle. Le terme générique employé est prostituée.

Inceste: désigne une relation sexuelle entre membres de la même famille et soumise à un interdit. L’inceste est souvent considéré comme criminel, tombant sous un interdit social et pénal et puni par la loi, surtout lorsqu’il est commis sur un mineur sexuel. Dans ce dernier cas, l’inceste a souvent de lourdes conséquences pour la victime — certains parlent de meurtre psychique — dans son développement psychologique, psycho-affectif et psycho-sexuel.

Pédophilie : perversion sexuelle, liée à une attirance sexuelle envers les personnes impubères, les enfants. Fortement condamnée par la loi.
Elle peut être hétérosexuelle, homosexuelle, ou mixte. Elle concerne surtout les hommes, et aussi les femmes de tous âges. Elle peut coexister avec une sexualité par ailleurs normale de l’adulte en cause, ou s’associer à une impuissance, une anomalie anatomique. Elle peut s’exercer au sein des familles, souvent dans le cadre de relations incestueuses, ou dans le cadre d’une fréquentation usuelle des enfants, comme l’école, les mouvements de jeunes — ce que les psychiatres appellent des « structures facilitantes », mais aussi au hasard des rencontres.

Elle ne fait pas forcément l’objet d’un passage à l’acte, ou pas systématiquement. Le simple désir de relations sexuelles avec un enfant entre dans le cadre de la pédophilie. Elle peut aussi dépasser le cadre de relations purement sexuelles, et s’associer à des vexations, des atteintes à la personne, voire des meurtres (pédocriminalité). Elle peut être un acte isolé, ou une habitude.

Il y a différents types de pédophiles :
– Certains se contentent de regarder des films porno, des photos car ils savent que les enfants ne veulent pas d’eux. Ils ne passent pas à l’acte. On peut les qualifier d' »abstinents ». Ils ne dévient pas parce qu’ils ont une maturité, ils sont bien structurés humainement, leur personnalité est équilibrée. Ils se rendent compte que ce n’est pas bien et ils sont capables de se contrôler. Ils souffrent parce qu’ils ont des attirances sexuelles qui sont impossibles à vivre.

Il y a ceux qui ne se retiennent pas et qui se divisent encore en trois catégories distinctes :

  • Les immatures névrotiques.
    Ils critiquent leurs actes, ils en ont honte. Ils trouvent normal d’être interpellés par la société et d’être condamnés par la police. Ils sont conscients du mal qu’ils font. La plupart du temps, ils souhaitent continuer une thérapie au delà du traitement obligatoire.
  • Les immatures égocentriques.
    Ils ont souvent eu une enfance marquée par des carences éducatives et par des traumatismes réels : ils ont parfois eux-mêmes été agressés. En même temps, ils ont un coté égocentrique avec une recherche de plaisir dans la sexualité sans s’intéresser à l’enfant. D’ailleurs, ils supposent que les enfants sont consentants ou intéressés. Il y a souvent chez eux une tendance à prêter à des enfants pré-pubères une sexualité d’adulte. Ces sujets sont rarement demandeurs de thérapie, l’obligation de soin est donc fondamentale pour ce groupe d’individus qui est le plus nombreux. On les oriente le plus souvent vers les thérapies de groupe qui leur permettent de mieux exprimer leurs émotions, de mieux reconnaître leur fantasmes, de mieux les contrôler, de mieux comprendre la réalité psychologique de l’enfant et aussi de mieux gérer leur sexualité en s’aidant les uns les autres.
  • Les immatures « pervers ».
    Ils sont particulièrement égocentriques, souvent très manipulateurs et parfois cyniques. Ils ne veulent pas tellement être aidés ; on a un sentiment d’impuissance thérapeutique. Il faut tenter de les convaincre que leur vie sera une suite d’échecs s’ils n’acceptent pas d’aide thérapeutique.

Pourquoi ces hommes choisissent-ils les enfants ?

Le plus souvent, le pédophile est plus intéressé par le monde de l’enfance parce qu’il l’idéalise. Il prend beaucoup de plaisir à être entouré d’enfants, à jouer avec eux. Il se sent souvent lui-même enfant. Avec les adultes, il est mal à l’aise parce qu’il est immature : sa croissance ne s’est pas faite. Il est inhibé et va donc vers les plus jeunes qui l’impressionnent moins.
La relation avec l’adulte est mal maîtrisée, mal évaluée. Pour résumer, les pédophiles vivent non seulement une sexualité maudite, mais ont en plus une incapacité à vivre une relation effective avec un adulte. (Référence : « Ca se discute »)

Nécrophilie : c’est l’attrait érotique à l’égard des cadavres. Il s’agit le plus souvent d’hommes qui déterrent pour les profaner des cadavres de jeunes femmes ou de jeunes filles. On doit rattacher à la nécrophilie l’attrait pour la mort ou ce qui rappelle la mort.

 Fétichisme: il consiste en ce que l’intérêt érotique se détache de l’ensemble de la personne pour se concentrer sur une partie du corps, du vêtement, des chaussures, ou sur une particularité physique ou psychique.

Frotteurisme : c’est le fait de toucher une personne, ou de se frotter contre elle alors qu’elle n’est pas consentante. Ces personnes sévissent souvent dans les transports en commun, aux heures de grande affluence. Rappelons que le frotteurisme est punissable par la loi.

Bestialité : c’est l’attrait affectif et érotique pour des bêtes, en particulier pour des animaux domestiques. Généralement considérée comme une déviance ou une perversion sexuelle, elle n’est plus listée depuis 1980 dans le Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux (DSM), la référence américaine et mondiale psychiatrique en matière de pathologies mentales.

En France, depuis 2004, la zoophilie est réprimée. La Cour de Cassation a confirmé, le 4 septembre 2007, un arrêt de la Chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Dijon du 27 janvier 2006, condamnant un individu à un an d’emprisonnement avec sursis ainsi que d’une interdiction définitive de détenir un animal.

Scatophilie : c’est l’attirance pour les excréments, elle désigne parfois par extension la scatologie, pratique sexuelle consistant à avoir une forte excitation érotique en mangeant (ou faisant manger), ou en se recouvrant le corps des excréments de son (ou de sa) partenaire. Il existe une autre variante qui consiste à déféquer dans ses sous-vêtements, parfois en public, et ressentir du plaisir en demeurant ainsi souillé(e). La scatophagie, en tant que partie de l’acte scatophile, consiste à manger les excréments du partenaire sexuel.

EXCEPTIONS et DIFFERENCES DANS LE GENRE

Travestisme : le travestissement (ou travestisme) est le fait de s’habiller avec des vêtements du genre opposé, indépendamment de l’identité et de l’orientation sexuelle, l’adepte du travestissement pouvant être aussi bien hétérosexuel que bisexuel ou homosexuel. Souvent confondus, travesti et transsexuel ne sont pas synonymes, car bien que le travestissement soit l’étape obligée du parcours pour assumer sa transsexualité, il n’implique pas forcément la volonté de changer de sexe. L’appellation de trav(esti) ou le rappel de son genre initial étant reçu par les transsexuels comme la pire des insultes, car marquant un refus de compréhension de leur état.

Le travestisme est aussi connu sous le nom d’éonisme : le Chevalier Charles d’Eon (1728-1810) fut connu pour avoir été vêtu d’habits de femme étant jeune et jusqu’à la  fin de sa vie. L’éonisme serait la première étape de l’inversion sexuelle, celle-ci s’exprimant symboliquement sur un plan vestimentaire.

Transsexualisme : (mot formé à partir du préfixe latin trans-, dénotant le passage) est la situation dans laquelle une personne a la conviction qu’elle est du genre (masculin ou féminin) opposé à celui qui lui a été assigné, à sa naissance, en fonction de l’apparence de ses organes sexuels externes.

On parle parfois aussi plus globalement de transgenre pour désigner la situation d’un individu dont l’identité sexuelle est en conflit avec celle traditionnellement attribuée aux personnes de même sexe. Mais cette utilisation du mot « transgenre » est trompeuse, car ce mot est aussi utilisé pour désigner des personnes qui sont dans une dynamique très différente de celles des personnes transsexuelles, à savoir celle de personnes qui n’entreprennent pas (et ne veulent surtout pas entreprendre) d’opération de réattribution de sexe.

Le transsexualisme est la situation dans laquelle une personne a la conviction profonde qu’elle possède une identité de genre à l’opposé du sexe anatomique présent à sa naissance. Il est à noter que la notion de « sexe anatomique » ne correspond pas nécessairement à la notion de sexe chromosomique. L’identité sexuelle est définie par la présence de chromosomes XX ou XY. D’éventuelles malformations peuvent apparaître indépendamment de cela au niveau des organes génitaux comme au niveau des autres organes, membres, etc.

Le sentiment d’appartenance à l’un ou l’autre sexe peut relever d’un doute dans l’identité, en sa conception psychologique ou psychiatrique. Cette notion est parfois confondue avec d’autres : hermaphrodisme, homosexualité, travestisme…

Pour être acceptée sous son genre et pour s’accepter soi-même, une personne transsexuelle a besoin de porter des vêtements du sexe auquel elle s’identifie, d’être opérée, que ce soit pour des modifications esthétiques (insertion de prothèses mammaires, par exemple) ou pour conduire à la reconstruction d’un nouvel appareil génital. La plupart des personnes ont également recours à des traitements hormonaux (qui sont souvent une des premières étapes de leur transformation physique). Dans tous les cas, le but premier reste le besoin impératif d’être en cohérence physique avec son identité de genre.

Pour finir, il est important de distinguer les personnes dites « transsexuelles » – qui désirent « restaurer » leur corps (donc le mettre en conformité avec le genre auquel elles s’identifient) -, des personnes « transgenres » – qui ne ressentent pas ce besoin et dont l’identité de genre est souvent beaucoup plus complexe que celle des personnes transsexuelles -. Il arrive que des personnes transsexuelles commencent leur parcours d’exploration et d’acceptation d’elles-mêmes en se travestissant, mais elles n’en restent pas là. De leur côté, les personnes dites «travesties» (cross-dresser en anglais) ne sont, pour la plupart pas transsexuelles, et ont des relations souvent difficiles avec ces dernières.

Un(e) transsexuel(le) est une personne dont l’identité de genre est en opposition «radicale» avec ce qu’indiquent ses organes sexuels externes. Ceci signifie qu’elle ne peut trouver la paix, qu’elle ne peut habiter son corps, qu’elle ne peut trouver sa place dans la société avant d’avoir « restauré » son corps et de l’avoir remis en conformité avec le genre dans lequel elle s’identifie. Une personne transsexuelle se sent, en somme, physiquement étrangère à elle-même.

L’appellation habituelle pour désigner une personne transsexuelle est celle qui respecte son identité de genre. Donc, le terme «femme transsexuelle» désigne une personne désignée masculine à la naissance et qui se sent du genre féminin ; de même un homme transsexuel se sent un homme, bien qu’ayant été désigné féminin à la naissance.

Il faut cependant noter qu’après l’opération, une grande proportion de personnes s’identifient simplement comme des hommes ou des femmes, sans plus, et qu’elles considèrent que la transsexualité fait partie de leur passé.

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