Plusieurs approches

Différentes approches permettent probablement de mieux cerner ce qu’est véritablement l’homosexualité : celle des psychologues et des psychanalystes, mais aussi l’approche biologique et l’approche spirituelle.

On peut ne pas être d’accord sur la totalité des affirmations de toutes ces écoles de pensée, cependant il est important de les considérer toutes sans préjugés, sans passion, en évitant les positions extrêmes ou les raccourcis et interprétations un peu hâtifs ou peu étayés, et en les confrontant de façon la plus neutre possible, aux vécus les plus répandus des personnes les plus engagées dans l’homosexualité. Beaucoup d’affirmations ci-dessous sont assez proches des déclarations des personnes homosexuelles elles-mêmes et ont été vérifiées.

L’approche psychologique

Les psychologues distinguent cliniquement ce qui est tendance, conduite et structure homosexuelle de la personnalité.

  • Une tendance homosexuelle fait que l’individu reste au stade de la forte amitié, du partage des passions et des activités communes, sans activité sexuelle
  • Une conduite homosexuelle seule peut aussi faire référence à l’homosexualité de circonstance, à l’homosexualité épisodique ou à la bisexualité
  • Une structure homosexuelle de la personnalité démontre que la personne est réellement et majoritairement homosexuelle dans son identité.[1]

Pour la psychologie et la psychiatrie contemporaines, l’homosexualité ne relève pas – ou plus, et avec raison – d’un désordre mental, et elle n’est pas ou plus qualifiée de pathologique.

Elle peut cependant parfois côtoyer – nous disons bien côtoyer et non émaner – d’autres troubles psychopathologiques comme la névrose réactionnelle, qui est l’expression symbolique d’un conflit résultant d’un compromis entre le désir et les défenses du moi. Une partie de la personnalité dit « oui », l’autre partie dit « non », le terrain intérieur est miné par un affrontement et un inassouvissement permanents, et par la culpabilité et le doute. Les angoisses deviennent alors violentes et insoutenables, elles sont souvent de nature affective.

Certaines causes de l’homosexualité sont parfois décryptées par les psychologues : sentiments d’infériorité, peur ou haine des femmes due à certaines circonstances – par exemple une sœur brillante et dominatrice – ou à l’éducation, dévirilisation active du garçon durant son enfance : domination, autoritarisme, manipulation entraînant de nombreuses frustrations, etc.

L’approche psychanalytique

Freud écrivait à la mère d’un jeune se définissant comme homosexuel :

« L’homosexualité n’est évidemment pas un avantage mais il n’y a rien en elle dont on doive avoir honte. Ce n’est ni un vice ni un avilissement, et on ne saurait la qualifier de maladie. Nous la considérons comme une variation de la fonction sexuelle, provoquée par un certain arrêt du développement sexuel ».

La psychanalyse préconise l’existence, chez tout être humain, d’une sorte de disposition générale à la bisexualité : sous l’influence de certains facteurs, l’une ou l’autre sexualité deviendrait prédominante.

Pour Freud, chaque être affronte d’abord son homosexualité latente, pour la refouler et opter ensuite pour l’hétérosexualité. Dès lors, la fixation dans l’homosexualité ne se présente pas comme une maladie, mais comme le résultat d’un arrêt du développement. Le concept de fixation, lié à celui de narcissisme, intervient ici de façon conjointe avec celui d’un Œdipe mal résolu.

Résultat : la personne qui se fixe dans l’homosexualité recherche un partenaire identique à lui-même, et c’est ce qu’on appelle « le fantasme du miroir ». Il est si fixé à l’existence d’un pénis qu’il en refuse l’absence chez le partenaire sexuel. Le corps de la femme lui semble une caricature incomplète de celui de l’homme, seul beau, parfait, exprimant la force et l’énergie.

« L’homosexuel n’a pas pu faire le choix de séparation au moment où il aurait dû être fait, parce qu’il était impossible ou qu’on l’en a empêché ; il reste donc dans un manque de maturité affective qui le pousse :

  • à se rechercher lui-même indéfiniment pour affirmer sa personnalité et se prouver qu’il existe
  • à rentrer dans une relation fusionnelle, faite d’amour et de haine… qui le garde attaché, par exemple, à cette mère qui n’a pas voulu le perdre… relation dans laquelle il perd son identité propre
  • à fuir cette relation et se fuir lui-même dans des comportements de compensation, de convoitise, d’autodestruction (alcool, drogue, sexe, travail)

Sa recherche l’entraîne à rencontrer un autre lui-même afin de se reconnaître comme dans un miroir par similitude et non par différence. »[2]

« La sexualité humaine trouve son sens plénier dans ce que j’appelle le passage à l’autre sexe, le franchissement de la différence entre les sexes qui oblige à dépasser le narcissisme. »

(Xavier Lacroix)

« L’homosexuel ne s’est pas affranchi d’un stade : celui où la libido abandonne le propre corps du sujet comme objet d’amour (narcissisme), pour se porter sur un autre corps qui lui ressemble (choix d’objet homosexuel) »

(Freud)

Tout ceci pourrait commencer à se produire à différentes époques après la naissance, puis dans la période de l’adolescence :

  • Au stade oral, entre 0 et 6 mois, durant lequel l’enfant s’ouvre au monde, mais ne peut encore faire la distinction entre lui et l’autre, car il vit dans une phase fusionnelle avec sa mère, à cause des sensations de plaisir qu’il éprouve : lorsqu’on lui donne à manger – d’abord par la tétée -, lorsqu’on le baigne et le change, lorsqu’on s’intéresse à lui. Cette phase fusionnelle, pour différentes raisons, pourrait se cristalliser et ne pas s’arrêter…[3]
  • Au stade anal, entre 2 et 3 ans. L’enfant, qui a maintenant découvert son individualité, prend conscience de sa capacité à retenir et expulser ses selles, et à répondre par oui ou non au désir de l’autre. C’est l’époque du « non », le refus permettant d’affirmer son individualité. A cet âge, le garçon se détache de sa mère et s’identifie à son père. La mère doit accepter que le cordon ombilical soit coupé au profit d’un retour vers son père. Sinon, l’identification au père pourrait mal ou pas du tout se produire.

    « Lorsque le père arrive dans la vie de l’enfant en tant que père, des sentiments que le bébé a déjà éprouvés à l’égard de certaines qualités de la mère se reportent sur lui, et pour la mère, c’est un grand soulagement lorsque le père peut prendre la succession de cette manière. » [4]

  • Au stade génital, vers 3 ans. L’enfant découvre ses différences. Il découvre la différence anatomique de son sexe, ainsi que celle des générations. Les filles éprouvent un manque, les garçons ont peur que l’on prenne ce qu’ils ont en plus. C’est l’âge de l’attrait et de la découverte du parent du sexe opposé. Puis vient la période du complexe d’Œdipe [5] qui se déroule approximativement entre l’âge de quatre à sept ans. L’enfant devra ensuite simultanément renoncer au parent du sexe opposé pour se construire et se réapproprier symboliquement son sexe afin d’avoir une personnalité adulte qui lui permette d’aller vers l’autre sexe sans en avoir peur. Dans certains cas, cette phase pourrait être manquée.
  • Notons que l’enfant développe sa personnalité grâce à un double processus d’identification et de différenciation d’avec ses parents. Il continue à définir son identité masculine ou féminine. Freud a montré que l’identité du genre s’effectue par une identification avec le parent du même sexe. Plus tard, Erich Erikson [6] a montré que l’identité du genre se faisait également par différenciation d’avec le parent de l’autre sexe.

Une bonne résolution à ce stade permet d’accepter les différences, en découvrant que l’autre nous confirme dans notre individualité. La relation devient source d’enrichissement mutuel. La mauvaise résolution de ce stade produit une personnalité égocentrique et narcissique[7] qui ne cherche pas à changer, mais qui exige que les autres le fassent. Elle est incapable d’accepter profondément que l’autre existe avec ses différences, donc elle l’élimine ou le nie.

Les « homosexuels masculins » ne vivent en général pas de relation étroite avec leur père, et du coup ne se retournent pas pour vivre le complexe d’Oedipe et « draguer leur mère », puis les femmes de manière générale. Ils restent face au père qu’ils aimeraient avoir, tentent inconsciemment de le draguer en vain (car le père ne joue pas ce rôle et n’accepte pas cette « complicité ») et orientent plus tard leur sexualité vers les hommes.

  • Enfin, le parcours vers l’homosexualité pourrait se renforcer aussi au stade de l’adolescence, nous l’avons vu, car c’est la phase où l’érotisme de l’adolescent est centré sur lui-même, avec des aspects narcissiques où il se prend également transitoirement comme objet de son amour. Pour certaines raisons qui peuvent être liées à des mécanismes de manque de maturité, d’insécurité et de peur, renforcés par des expériences précoces avec d’autres garçons, le jeune resterait fixé à ce stade narcissique, et rechercherait alors davantage un partenaire masculin qui lui permettrait de mieux se retrouver (en lui).

    « Ce que tu recherches frénétiquement, désespérément, n’est-ce pas une partie de toi-même qui te manque cruellement : si tu es fille : cette féminité perdue ; si tu es garçon, cette virilité disparue. Mais la rechercher chez, dans un(e) autre, entrer en lui, en elle, le ou la laisser entrer en toi : n’est-ce pas pour devenir entier, complet ? Bref : enfin toi-même !

    Une partie de toi-même se projette donc dans l’autre. Tu veux vivre en lui : vivre par procuration. Puis, on ne vit plus que pour l’autre : on vit par aliénation. On entre alors dans un processus de dépendance affective de soi-même, qui s’oppose à notre vraie liberté d’enfants de Dieu, et d’abord d’hommes et de femme. »[8]

  • L’exemple de Vincent :

Prenons l’exemple du jeune Vincent, qui a un « moi » fragile et faible. Il est timide et effacé. Son père n’a pas vraiment de relation affective avec lui, il demeure fuyant et distant ; il est très pris par son activité professionnelle et ne s’occupe jamais de ses enfants. Le garçon va alors toujours vers sa mère pour se sécuriser, elle joue alors le rôle du père et de la mère à la fois. Vincent refoule son agressivité envers son père, dont il est atrocement déçu, en étant gentil, serviable et prévenant avec lui, presque un garçon parfait.

Pour mériter l’amour de son père duquel il a peur, il mendie de l’affection et de l’acceptation, il devient respectueux et courtois avec lui, se soumet à lui, s’infériorise en même temps qu’il masque des sentiments de culpabilité, d’aversion et de colère. Il fait de même avec tous ses professeurs, ses supérieurs et tous ceux qui lui rappellent son père.

En un mot, il se féminise, se place en dessous de son père, et cela parce qu’il n’ose pas se mettre en compétition avec lui, car il se sent coupable et menacé auprès de lui. Il se fixe à sa mère, la peur de la virilité apparaît, ainsi qu’une homosexualité latente prête à se développer à la moindre incitation.

Vincent tombe alors dans les bras d’un jeune de son âge qui lui fait des avances durant un camp de jeunes, il reçoit beaucoup d’affection et d’attention de lui… Il devient amoureux et s’accroche follement à lui… et ne se reconnaît plus. Il a mutilé sa personnalité à cause de son père, est devenu parfait en façade pour être accepté par lui ; dans les années à suivre il risquera de compenser par la recherche effrénée et érotisée de l’homme dont il manque (son père) pour s’identifier à lui-même, car il ne se connaît pas vraiment.

L’approche biologique

L’approche biologique montre – au vu de l’état actuel des recherches dans ce domaine -, l’absence d’un problême génétique : l’homosexualité serait donc plutôt due à des facteurs psychologiques et sociaux, plutôt qu’à des facteurs relevant de la biologie. Dans une étude faisant autorité, intitulée La Sexualité Humaine, Masters et Johnson affirment :

« La théorie de l’origine génétique de l’homosexualité est abandonnée de nos jours. […] Bien qu’il soit possible que certains mécanismes hormonaux aient une influence sur l’origine de l’homosexualité, aucun scientifique sérieux ne suggère plus aujourd’hui qu’il puisse exister entre ces deux phénomènes une simple relation de cause à effet. »

L’approche Biblique

Cette approche a le mérite d’exister. L’on peut être d’accord ou pas avec elle, en rébellion ou en paix avec elle, elle existe et doit être scrutée au même titre que les autres approches. Elle peut être blessante, insupportable pour certains, et c’est compréhensible.

Pour ceux et celles qui veulent bien l’étudier et la considérer, l’approche Biblique – dans le Livre de la Genèse – montre que Dieu a créé l’homme, puis la femme, afin qu’ils forment un couple uni au travers d’une alliance, et qu’ils procréent. Les textes du livre de la Genèse sont là pour le confirmer ; le lecteur pourra consulter quelques versets fondamentaux de la Bible, ci-dessous.

Dans le plan primitif de Dieu, l’homme n’a pas été créé pour s’unir amoureusement et physiquement avec un autre homme. Dieu a remarqué la solitude initiale de l’homme mâle, et a créé la femme comme complément indispensable à sa plénitude physique – donc également sexuelle -, psychique et spirituelle : « une aide qui sera son vis-à-vis ». La femme représente un vis-à-vis [9], et non un compagnon qui est le reflet de lui-même ; la femme est à la fois semblable et différente.

Il n’a pas créé un autre homme en extirpant la côte de l’homme mâle, mais une femme, dans un but d’alliance, de bénédiction, d’union, de fécondité, de multiplication, et pour « remplir » la terre et l’assujettir. Il a Lui-même « amené la femme vers l’homme » : ce n’est pas l’homme qui de lui-même a choisi la femme, mais c’est Dieu qui l’a conduite vers lui.

Et l’homme a ensuite bien réagi, il s’est exclamé : « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme ». L’os des os de l’homme mâle, et la chair de sa chair sont ceux de la femme.

Et lorsque l’écrivain biblique dit : « Ils deviendront une seule chair », il s’agit de la chair du premier couple, qui forme alors unité dans la complémentarité – jusque dans la morphologie réciproque -, pour assurer une descendance, et donc la perpétuation de l’espèce.

Le couple humain créé à l’image et à la ressemblance de Dieu se présente alors comme une alliance équilibrante et féconde du « masculin » et du « féminin ». S’il n’y a pas alliance au travers d’un couple « masculin – féminin », alors l’être humain reste célibataire.

« La notion biblique d’« alliance » semble importante ici : alliance de Dieu avec son peuple, reflétée et symbolisée dans l’alliance à vie entre un homme et une femme. C’est la raison de la condamnation divine à l’égard de la pratique homosexuelle, comme du libertinage hétérosexuel d’ailleurs. »[10]

Plusieurs textes de l’Ancien et du Nouveau Testament expriment donc l’anormalité de l’union et de la pratique homosexuelle : elle n’était pas prévue par Dieu au départ. Et elle apparaît donc comme l’un des très nombreux dysfonctionnements qui ont frappés la créature et la création, après que le péché – qui est d’abord le fait que l’être humain se sépare de Dieu – se soit introduit dans l’humanité.

Ce qui est une bonne nouvelle, c’est que Dieu – dans Son amour envers l’être humain – ait annoncé au travers de Jésus-Christ qu’Il peut le rétablir progressivement dans son état initial du jardin d’Eden, celui qu’il avait avant la chute, et où aucun dysfonctionnement d’ordre physique, psychique, spirituel ne l’atteignait. L’être humain devra alors entamer, si cela correspond à son choix, un cheminement vers et avec Dieu, de conversion, de sanctification, de restauration, de pacification, où il retrouvera davantage (donc partiellement) son équilibre sur la terre, y compris dans le domaine de la sentimentalité et de la sexualité.

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne soit pas perdu, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Evangile de Jean 3:16)

« Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. (Genèse 1:26 à 28)

« Le Seigneur Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je vais lui faire une aide qui sera son vis–à–vis. » (Livre de la Genèse 2:18)

« Alors l’Eternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Eternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit: « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. » C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. » (Livre de la Genèse 2 : 21 à 24)

« Leurs femmes ne couchent plus avec des hommes, mais elles couchent avec d’autres femmes, et cette façon de faire va contre la nature. Les hommes font la même chose. Ils ne couchent plus avec des femmes, mais ils brûlent de désir les uns pour les autres » (Epître aux Romains 1: 26-27) [11]

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[2] in : « L’homosexualité, une impasse ? » – Dr Fernand Sanchez – Extrait de la revue « Vivre et faire vivre », n°6
[3] Si la maman essaie, même inconsciemment, de garder son enfant dans cet état fusionnel, il ne pourra pas développer son sens de l’autonomie et son identité sexuelle. En d’autres termes, il ne pourra pas construire les frontières de son propre ego. Nous sommes alors en présence d’un lien mère-fils de nature incestueuse, ainsi qu’il a été décrit par Patricia Love dans son ouvrage The Emotional Incest Syndrom (1990).
[4] D. W. Winnicott – « L’enfant et sa famille » – Petite Bibliothèque Payot, p 119
[5] Le petit garçon, par exemple, commence à découvrir qu’il est comme Papa et différent de Maman. A mesure qu’il s’identifie à Papa, il veut se marier avec Maman pour imiter son père. De la même manière, la petite fille découvre qu’elle est comme Maman.
[6] (La Crise d’Identité)
[7] narcissique : se dit de la personne qui est « amoureuse de sa propre image », elle s’admire et a une attention exclusive portée à elle-même. Narcisse : dans la mythologie grecque, c’est le fils d’un fleuve divinisé et d’une nymphe célèbre par sa beauté. Méprisant l’amour, il fut séduit par sa propre image reflétée par l’eau d’une fontaine et se laissa mourir de ne pouvoir la saisir. À l’endroit même de sa mort poussa la fleur qui porte son nom.
[8] « Ton corps fait pour… un même corps ? » Daniel-Ange – Editions Le Sarment – p. 83
[9] vis-à-vis : du latin visus, aspect ; signifie en face, à l’opposé – confident
[10] Jonathan Hanley
[11] Bible Parole de Vie