L’homosexualité, de nos jours, dans le monde…

L’homosexualité est devenue beaucoup plus visible de nos jours – ce qui ne veut pas dire très acceptée – aussi bien dans la sphère privée que dans la sphère publique. Ceci inclut bien sûr les facs, les grandes écoles, les universités, les associations. Il est confirmé que les personnes homosexuelles ou gays[2] représenteraient environ 5 à 7 % de la population globale. Proportion à laquelle il faut rajouter les personnes ayant des orientations et pratiques bisexuelles[3], (et elles ne sont pas des moindres), ou homosexuelles occasionnelles.

Dans la plupart des pays occidentaux et industrialisés, l’homosexualité est acceptée à condition que la chose reste assez discrète et confidentielle. Il est parfois difficile de déterminer si cette exigence tire son origine de l’homophobie[4], ou simplement de la gêne et de la honte suscitées par la différence, ou bien encore d’un désaccord moral ou religieux avec la pratique homosexuelle. En fait, les trois aspects sont souvent concernés.

L’homosexualité est réprimée par la loi dans 69 pays du monde, selon le rapport 2020 de l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes (Ilga). Ce décompte recouvre des législations variables. Certains pays considèrent explicitement les relations entre adultes de même sexe comme un crime. D’autres États mentionnent dans leurs textes de loi des « actes contre-nature », « indécents » ou « immoraux », laissant la place à l’arbitraire des juges, ce dont les personnes homosexuelles sont victimes dans les faits. Les peines encourues peuvent aller d’amendes à la prison, en passant par des « thérapies » forcées, des coups de fouet, voire la peine de mort. Partout où l’homosexualité peut être punie par la loi, les personnes homosexuelles ou soupçonnées de l’être vivent dans la peur d’être arrêtées et condamnées.

En Europe, en Amérique du Nord et en Amérique latine, les lois interdisant l’homosexualité ont été abolies. Seuls quelques petits États insulaires des Caraïbes contredisent cette généralisation de son acceptation par le droit. En Afrique et en Asie, la situation est très contrastée selon les pays. Certains n’ont jamais pénalisé l’homosexualité, comme la Côte d’Ivoire par exemple. D’autres, tels le Gabon ou l’Angola, viennent tout juste d’abolir son interdiction. Parmi les 32 pays d’Afrique qui interdisent l’homosexualité, citons des pays très peuplés : Nigeria, Éthiopie, Égypte, Tanzanie, Algérie ou Maroc par exemple. En Asie, 22 pays sont aussi dans ce cas, parmi lesquels on trouve l’Indonésie, le Bangladesh, le Pakistan, la Birmanie, l’Iran, l’Irak et Singapour.

Dans onze pays, les relations homosexuelles sont passibles de la peine de mort
La peine de mort est la sanction prévue par la loi en cas de relations sexuelles entre adultes de même sexe dans cinq pays : l’Arabie saoudite, le Brunei, l’Iran, la Mauritanie, le Nigéria et le Yémen. À cette sinistre liste, il faut ajouter six pays (l’Afghanistan, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Pakistan et la Somalie) qui, selon le rapport 2020 de l’Ilga, pourraient recourir à la peine de mort, sans que cela soit explicitement mentionné dans la loi.
(Observatoire des inégalités)
 
 
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[2] gay : ce mot est anglo-américain. On l’écrit aussi gai, e
[3] bisexualité : pratique sexuelle indifféremment homosexuelle ou hétérosexuelle
[4] homophobie : phénomène qui désigne toute personne, attitude ou acte, qui va dans le sens d’un rejet, d’une injustice envers les personnes homosexuelles
[7] http://www.lambda-education.ch

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