Hommes battus : des chiffres pour comprendre une réalité méconnue – LeMonde.fr

Ce sont des affaires dont on parle peu. Comme d’autres hommes, Maxime Gaget a été battu. Menacé et humilié par son ex-compagne pendant quinze mois, il a témoigné au procès de sa femme, jeudi 9 avril devant le tribunal correctionnel de Paris. Cinq ans d’emprisonnement ont été requis dans cette affaire où la procureure a évoqué une « inversion des rôles » avec une « femme bourreau et un homme victime ».

Pourtant, si les femmes restent, de loin, les premières victimes de violences conjugales, le cas des hommes battus ou maltraités est moins exceptionnel qu’on pourrait le croire.

149 000 hommes ont été victimes de violences au sein de leur couple en 2012 et 2013, selon l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (qui s’appuie l’enquête de victimisation « cadre de vie et sécurité »).

398 000 Sur la même période, les femmes étaient toutefois bien plus nombreuses à se déclarer victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint et de leur ex-conjoint.

Un rapide calcul des victimes de violences conjugales montre que les hommes représentent donc 27 % des cas de violence conjugales et 17 % des cas mortels. La formule – tristement consacrée – : « Tous les trois jours, une femme décède sous les coups de son conjoint » peut toutefois son équivalent pour l’autre sexe : « Tous les 14,5 jours, un homme décède sous les coups de sa conjointe ».

Cette violence, plus taboue, est mal représentée par les statistiques. Les hommes en parlent moins, le déclarent moins. Quand 10 femmes sur 100 déposent plainte suite aux violences qu’elles ont subies, seuls 3 hommes sur 100 osent se tourner vers la justice, toujours selon l’ONDRP.

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«Plus les violences sexuelles ont lieu tôt dans l’enfance, plus leurs conséquences peuvent être lourdes à l’âge adulte» – 20minutes.fr

Après le choc, les séquelles. Les viols et les agressions sexuelles subies par les enfants peuvent avoir des répercussions tout au long de leur vie s’ils ne bénéficient pas de soins appropriés, comme le montre une étude* de l’association mémoire traumatique et victimologie avec le soutien de l’Unicef France publiée ce dimanche.

«Plus les violences sexuelles ont eu tôt dans l’enfance et plus elles sont graves, plus leurs conséquences peuvent être lourdes à l’âge adulte, car les enfants ont souvent subi des agressions répétées et ont moins d’outils pour se défendre que les adultes. Le fait qu’il s’agisse d’inceste est aussi un facteur aggravant, car la victime aura tendance à ne plus faire confiance à personne», commente le docteur Muriel Salmona, présidente de l’association mémoire traumatique et victimologie. Or, 81% des victimes interrogées pour l’étude déclarent avoir subi des violences sexuelles avant l’âge de 18 ans, dont 51% avant 11 ans. Et dans plus de la moitié des cas, leur agresseur était un membre de la famille.

Les flash-back traumatiques

Les séquelles de ces violences sont d’abord mentales. «Les victimes développent souvent une mémoire traumatique qui les amène à revivre à l’identique les violences subies. Lors de ces flash-back, elles éprouvent la même détresse, les mêmes douleurs», décrit Muriel Salmona. Et ces tortures psychologiques peuvent entraîner un désir de mort (éprouvé chez 78% des victimes interrogées), ce qui explique que 42% d’entre elles déclarent avoir déjà tenté de se suicider.

Après un tel drame, l’estime de soi est aussi en miettes «car les victimes ne se voient qu’à travers le regard de l’agresseur», précise Muriel Salmona. D’où des troubles anxieux, des troubles de la personnalité et des conduites à risques: «Les victimes vont par exemple se scarifier, multiplier les relations sexuelles, consommer de l’alcool ou se droguer, ou encore s’asseoir sur le rebord d’une fenêtre pour tenter de s’anesthésier émotionnellement», décrit le médecin. Avec des répercussions néfastes sur leur vie familiale, affective et professionnelle.

Des risques pour la santé à moyen et long terme

Des comportements qui vont avoir aussi une incidence sur la santé des victimes. A terme, les conduites addictives peuvent entraîner la survenue de cancers, de maladies auto-immunes, de problèmes pulmonaires ou de problèmes cardio-vasculaires. «Et l’état de stress extrême peut générer des problèmes de tension, des douleurs chroniques, des troubles musculosquelettiques, des troubles alimentaires et des pathologies psychiatriques», poursuit Muriel Salmona.

Autre conséquence plus méconnue: «certaines victimes développent une tolérance plus importante à la douleur physique, ce qui rend plus difficile le diagnostic de maladies. Sans compter qu’elles ont généralement moins accès aux soins, car certains examens médicaux sont insupportables pour elle. Difficile par exemple de consulter un gynécologue quand on a subi un viol», précise Muriel Salmona.

Mais dans ce sombre constat, il reste une lueur d’espoir. «Même des années après l’agression, on peut traiter les mécanismes psychotraumatiques de la victime et lui permettre de reprendre le cours de sa vie», insiste le médecin. D’où son appel aux pouvoirs publics afin qu’ils forment davantage de professionnels de santé à la prise en charge précoce des victimes de violences sexuelles.

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Education sexuelle : ces jeunes qui se tournent vers le porno – Rédaction Lifestyle – Blog – Be.com

Education sexuelle : ces jeunes qui se tournent vers le porno

Publié le 03 février 2015

En Angleterre, une nouvelle étude réalisée par la NUS (National Union for student) révèle que les jeunes se tournent davantage vers la pornographie et ses films pour apprendre sur le sexe qu’ils estiment ne pas connaître suffisamment. Décryptage.

L’étude en chiffres

Tout d’abord, sur les 2500 étudiants interrogés, les trois-quarts se tournent davantage vers leurs amis pour parler de sexualité contre un quart se renseignant sur NHS, le site national sur la santé en Angleterre. Il s’avère également que 60% des participants ont eu recours au moins une fois au porno pour s’éclairer à propos du sexe quand 40% déclarent que le porno les aide vraiment à à acquérir une meilleure compréhension globale de la sexualité et ses secrets. Mais ces chiffres sont tout de même loin des 75% de gens interrogés qui estiment que la pornographie est une vision irréaliste de la sexualité.

Mais alors, pourquoi ces étudiants nous disent qu’ils se servent de la pornographie pour s’instruire alors même qu’ils savent que ce n’est pas représentatif de la réalité ?

Le porno contre l’éducation sexuelle scolaire

La réponse à cette question est, selon l’étude, claire : les deux tiers des étudiants estiment qu’il est plus intéressant de regarder des pornos, même s’ils ne sont pas forcément synonymes de « vraie vie », que de prendre en compte les cours d’éducation sexuelle qui leur sont donnés. Cours pendant lesquels on aborde certes la contraception, les maladies sexuelles, la puberté mais c’est tout ! Deux tiers des personnes interrogées racontent que l’émotionnel, comme le consentement, n’a jamais été évoqué. Jack Wallington, directeur de la communauté des étudiants, nous dit que ce trou noir est donc compensé par les amis et les sites web. Sites web qui comprennent indéniablement le porno, vecteur d’images plus parlantes que de simples paroles.

Même si l’étude n’a pas été menée en France, nous pouvons être certaines que les réponses seraient identiques ou presque : le fameux cours de contraception avec une banane et les interrogations type « dessiner le sexe de l’homme » en classe de 4ème (pour mon cas) sont loin d’ouvrir les possibilités du jeune quant à sa propre sexualité. Et avec l’accès si rapide à l’internet, ces étudiants entrent sur un territoire sur lequel ils sont beaucoup plus à l’aise et davantage confiants.

Flora Jarret

@FloraJarret

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